Parmi ceux-ci, on trouve treize personnalités issues des rangs de l'UMP et deux Nouveau Centre. Hier, Raymond Couderc, secrétaire départemental de l'Hérault, et Arnaud Julien, président de la fédération, tenaient à affirmer d'une même voix qu'il fallait voir là une démarche ambitieuse et volontariste : "L'UMP a choisi de désigner ses candidats prés de dix mois avant les dates de ce scrutin." Pour lequel, dans l'Hérault, le parti du président de la République " se place en position de challenger puisque sur vingt-six cantons renouvelables, seuls deux sont détenus par la droite".
A l'UMP, ils ne veulent donc pas laisser croire qu'ils montent à ce front-là le moral en berne, comme battus d'avance. Car si leurs candidats n'affichent pas tous une notoriété incontestable au niveau de l'ensemble du département, « ils sont, pour la plupart, des élus locaux connus sur le terrain (à l'instar de Marie-Agnès Sibertin-Blanc et Pierre Dudieuzère, respectivement maire de Popian et de Vendargues, NDLR) , ou des personnalités connues au plus près des électeurs concernés » .
Ce que développait, hier, Arnaud Julien : « Franchement, si on ne s'intéressait pas à ces élections, on désignerait, trois mois avant, des gens qui iraient au casse-pipe. Là, au contraire, ils auront le temps de s'investir dans leur canton, d'y peaufiner leur notoriété ou, justement, de s'y faire mieux connaître. » Et le président départemental de l'UMP d'avouer, dans la foulée, qu'en présentant ainsi de « nouveaux visages » pour 2011, c'est aussi 2014 qui se préparait : « C'est demain. On prépare donc également les conseillers territoriaux (amenés à remplacer les conseillers généraux et régionaux, NDLR) . Il faut donc implanter durablement nos candidats, qui auront une moyenne d'âge inférieure de 15 ans à 20 ans à celle du conseil général. »
Les treize autres candidats seront investis en septembre.
V. C. (source Midi Libre)

