Apparu mobilise les militants UMP

Il y a un an presque jour pour jour, Benoist Apparu, 40 ans, était nommé secrétaire d'État chargé du Logement et de l'Urbanisme par François Fillon. Hier, c'est loin des ors de la République, dans le cadre bucolique du domaine Saint-Martin, entre Agde et le Cap (tiens, 40 ans lui aussi), que l'ancien député de la Marne a salué près de 400 militants UMP de l'Hérault, qui avaient répondu à l'appel de la section départementale, emmenée par son président, Arnaud Julien, et son secrétaire, Raymond Couderc, maire de Béziers.

01-072010

Un accueil à la bonne franquette, autour d'une paella et de rosé en "cubi", pour celui qui avait participé la veille au soir à une réunion à Nîmes, avant de rallier la cité de l'Ephèbe en train, "performance" qui n'a pas manqué d'être soulignée au micro...

A la tribune justement, était regroupé le gratin départemental des élus UMP : Gilles D'Ettore, député-maire d'Agde, dans le rôle de l'hôte, Stephan Rossignol, maire de la Grande-Motte, Jacques Domergue, député de l'Hérault, aux côtés d'Apparu, Julien et Couderc, tout ce petit monde louant à l'envi cette sacro-sainte unité qui précède les grandes batailles. « Nous sommes en ordre de marche par rapport au calendrier qui se présente à nous : les élections cantonales (la réunion d'hier a notamment permis de nommer 13 des 26 candidats UMP amenés à se présenter aux cantonales partielles de 2011 dans l'Hérault, NDLR), ainsi que la préparation des présidentielles et des législatives de 2012 », assurait Raymond Couderc. Ce qui, dans la bouche du candidat battu et surtout peu soutenu qu'il fut lors des dernières régionales, ne manque pas de piquant... Venu prêcher la parole sarkozyste dans les soutes même du navire UMP, c'est-à-dire auprès des militants de base, Apparu a exhorté les troupes « à se mobiliser pour les élections cantonales de mars prochain. Nous n'avons pas le droit à l'erreur car nous serions en position délicate pour 2012. » Il faut dire que le train des réformes entamées par l'Etat roule à vitesse soutenue, ce qui ne manque d'inquiéter nombre d'électeurs, gauche et droite confondus. « Ces réformes se poursuivront, confirmait-il. Les Français ne nous pardonneraient pas l'immobilisme. Ils nous le feraient payer. » La réforme des retraites a bien entendu monopolisé l'attention d'une assistance intéressée au premier chef par le sujet. Et si Raymond Couderc avait auparavant demandé aux militants « de serrer les rangs pour faire accepter ces réformes », Apparu a préféré invoquer « l'exemplarité » dont doit faire preuve la classe politique. « Dans le cadre des retraites, si l'on veut que ça fonctionne, il faudra aussi que les ministres et les parlementaires fassent des efforts » , lançait le secrétaire d'Etat.
Paella et rosé, comme un avant-goût de la rigueur annoncée.

 

O.R (source midi libre)

 

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